Échec du label fait maison

Ignoré par les restaurateurs, inconnu des consommateurs, le label "fait maison" n’a pas rencontré le succès escompté. Face à cet échec, une nouvelle version du label devrait voir le jour fin mars.

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Le label "fait maison" avait pour objectif d’indiquer aux consommateurs les plats préparés sur place dans les restaurants à partir de produits bruts n’ayant subi aucune modification importante. Mais huit mois après son lancement, force est de constater qu’il reste largement ignoré par les professionnels et inconnu du grand public.

Face à cet échec cuisant, une nouvelle version du label devrait être mise en place d’ici la fin du mois de mars, a révélé Le Parisien. Il s’agira d’une "nouvelle version plus lisible, plus simple, plus pragmatique" du logo, a indiqué au quotidien le cabinet de la secrétaire d’État chargée du Commerce et de l’Artisanat, Carole Delga.

Pour instaurer cette nouvelle formule, des discussions seront menées entre les professionnels du secteur et la secrétaire d’État. Les restaurateurs reprochent principalement au label son manque de lisibilité, d’exigence et d’efficacité. Selon la réglementation en vigueur depuis juillet, peuvent notamment être considérés comme "fait maison" des plats élaborés à partir d’ingrédients surgelés ou de sauces préparées.

Autre problème, de nombreux gérants de restaurants n’ont pas voulu utiliser le logo de peur de se faire contrôler par les agents de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF). Depuis le 1er janvier, les restaurateurs présentant un plat entièrement "fait maison" alors qu’il ne l’est pas risquaient de se voir infliger une amende pouvant s’élever jusqu’à 300 000 euros ou deux ans de prison, et jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires s’il s’agit d’une personne morale.

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