Le décret allergène favorisera la restauration de chaîne selon le GNI

Pour le GNI, le décret sur les allergènes constitue "une entrave supplémentaire et extravagante à l’exercice du métier de restaurateur".

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Le Groupement national des indépendants (GNI), qui représente les hôteliers et restaurateurs indépendants, a fustigé dans un communiqué du 29 avril le nouveau décret obligeant les restaurateurs à indiquer la présence d’allergènes dans les plats. L’organisation professionnelle a qualifié cette mesure de « nouvelle entrave à l’exercice du métier de restaurateur ».

À compter du 1er juillet 2015, les restaurateurs devront indiquer par écrit, sans que le client ait à en faire la demande, la liste de 14 allergènes dans les plats proposés dans le restaurant. Le document devra être accessible au consommateur à sa demande. Un document identique devra être tenu à jour dans les cantines.

En ce qui concerne les denrées sans emballage proposées chez les commerçants (boucherie, traiteurs, etc.) l’information devra être signalée à proximité immédiate de l’aliment (étiquette, écriteau…).

Mais pour le GNI, le décret est « une entrave supplémentaire et extravagante à l’exercice du métier de restaurateur », qui favorisera l’industrie agroalimentaire et la restauration de chaîne. « Seuls ceux qui établissent la même carte pour 500 restaurants vont pouvoir se payer un ingénieur chimiste ou un allergologue », dénonce le syndicat.

« Alors que le gouvernement fait l’apologie du “fait maison”, il ouvre avec ce texte un véritable boulevard à l’industrie agroalimentaire seule en mesure de fournir en détail les informations sur les allergènes », a ajouté le président du GNI, Claude Dumas.

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