Quels changements apporte la nouvelle version du label fait maison ?

Suite à l’échec du label "fait maison", un nouveau décret vient d’être publié au Journal officiel dans une version simplifiée.

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Lancé en juillet dernier, le label "fait maison" devait indiquer aux consommateurs quand les plats étaient préparés sur place dans les restaurants à partir de produits bruts n’ayant subi aucune modification importante. Mais plusieurs mois après son lancement, le label était resté largement ignoré par les professionnels et inconnu du grand public. Les restaurateurs reprochaient principalement au label son manque de lisibilité, d’exigence et d’efficacité.

D’autre part, de nombreux gérants de restaurants n’ont pas voulu utiliser le logo de peur de se faire contrôler par les agents de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes (DGCCRF). Depuis le 1erjanvier, les restaurateurs qui présentaient un plat entièrement "fait maison" alors qu’il ne l’est pas risquaient de se voir infliger une amende pouvant s’élever jusqu’à 300 000 euros ou deux ans de prison, et jusqu’à 10 % du chiffre d’affaires s’il s’agit d’une personne morale.

Face à cet échec, un décret visant à simplifier le label est entré en vigueur vendredi 8 mai. « Les deux objectifs de ce décret révisé sont de reconnaître la cuisine faite sur place et de donner un gage de transparence pour le consommateur sur l’authenticité de la cuisine réalisée par les restaurateurs », a indiqué à l’AFP la secrétaire d’État au Commerce, Carole Delga.

Les plats présentés comme "fait maison" doivent désormais avoir été élaboré à partir de "produits crus" transformés sur place, ceci afin d’éviter que des produits industriels pré-cuits puissent être utilisés dans la préparation d’un plat "fait maison".

Dans sa version initiale, le label indiquait que pour être "fait maison" les plats devaient avoir été élaborés en cuisine à partir de produits bruts, ce qui pouvait inclure les produits industriels pré-cuits tels que les fruits et légumes sous vide et surgelés.

Des dérogations ont néanmoins été prévues concernant les produits dont le consommateur ne s’attend pas à ce qu’ils soient préparés sur place comme les pâtes, la charcuterie, la farine, les fromages ou le pain.

Enfin, les restaurateurs ne sont plus dans l'obligation d'indiquer sur leur menu la phrase "les plats faits maison sont élaborés sur place à partir de produits bruts". Un simple logo, composé d'une casserole sur laquelle est posé un toit de maison, suffit désormais à indiquer lorsqu'un plat est "fait maison".

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