Pour les syndicats hôteliers, l'annonce de Booking.com est un leurre

Alors que Booking.com vient d'annoncer son intention d'abandonner ses clauses les plus critiquées par les professionnels de l'hôtellerie, les syndicats dénoncent un tour de passe-passe.

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La centrale de réservation Booking.com annonçait ce jeudi 25 juin dans un communiqué l’abandon des clauses les plus critiquées par les hôteliers pour l’ensemble de ses partenaires européens.

Ces mesures qui doivent entrer en vigueur à compter du 1er juillet 2015 permettront aux hôteliers référencés sur Booking de proposer des tarifs inférieurs sur d’autres plateformes de réservation ou directement dans le cas des réservations par mail, par téléphone ou sur place. Ils pourront également proposer sur leurs canaux de vente directe (en ligne ou hors ligne) un nombre de nuitées supérieur à celui proposé surBooking.com.

Cependant, les hôteliers ne seront toujours pas autorisés à proposer sur leurs propres sites des tarifs inférieurs à ceux proposés sur les centrales de réservation en ligne. Par ailleurs, Booking continuera sa politique de garantie du meilleur prix en s’alignant systématiquement sur tout prix inférieur pouvant être trouvé sur d’autres sites de réservation.

Un tour de passe-passe

Face à cette annonce, les syndicats hôteliers n’ont pas tardé à réagir, dénonçant un leurre visant à préserver le seul intérêt de Booking.com. « En réalité, avec cette annonce, Booking.com continue de préserver ses propres intérêts en persistant sur la clause de parité tarifaire et sur l’utilisation de la mention "meilleur prix garanti" en infraction avec ses propres engagements devant l’Autorité de la concurrence », s’insurge l’Umih.

Pour le droit aux promotions

Ce que réclame l’organisation professionnelle c’est le droit pour les hôteliers de vendre en direct une chambre à leurs clients aux prix qu’ils souhaitent. L’autorité de la concurrence a en effet octroyé ce droit aux hôteliers sur tous les supports, à l’exception d’internet… Or, comme le rappelle l’Umih, aujourd’hui, plus de 35 % des réservations se font en ligne. « C’est papier et crayon pour l’hôtelier… et jackpot pour Booking.com », dénonce le syndicat.

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